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L’OBO est la forme de LBO la moins risquée car il n’y a pas vraiment de changement de propriétaires et de dirigeants. C’est la raison pour laquelle cette opération suscite de plus en plus l’intérêt des propriétaires dirigeants ainsi que des capital-investisseurs. - Cette technique permet la continuité managériale de l’entreprise ce qui rassure les banques pour la levée de la dette. - Il existe un intérêt patrimonial pour le dirigeant qui sécurise une partie de son patrimoine professionnel en patrimoine personnel. - En l’absence de transmission possible par le biais de la famille ou en interne, l’OBO donne la possibilité au dirigeant de choisir un manager, le mettre en place et le former pour lui transmettre.
Exemple: faire entrer un membre de sa famille au capital Prenons l’exemple d’une entreprise valorisée 2 millions d’euros qui est entièrement détenue par son dirigeant. Ce dernier veut effectuer un OBO pour « liquidifier » 50 % de ses titres et, dans le même mouvement, faire entrer sa fille au capital. Il crée alors une société holding qui a vocation à détenir 100 % des titres de la PME. Puis il apporte à ce holding, en nature, 45 % de ses actions, dotant ainsi la structure d’accueil d’un capital de 900 000 euros. Sa fille apporte 100 000 euros au capital de la holding, qui totalise alors 1 million d’euros. Avec ce million d’euros de fonds propres, compte tenu des ratios acceptés par les établissements de crédit, le holding peut alors emprunter auprès des banques 1 million d’euros sur sept ans. La holding utilise l’argent de cet emprunt pour régler cash au dirigeant les 50 % de titres restants. A l’issue du montage, le dirigeant détient toujours via la holding 90 % de sa PME, et sa fille 10 %.
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